Imprimer

 

PREMIÈRE GUERRE MONDIALE 

 

FLIREY: HOMMAGE AUX COMBATTANTS

 flirey1.jpg - 304.52 kb

 

Non loin des frontières avec l'Allemagne et la Belgique, au croisement des routes reliant Saint-Mihiel à Pont-à-Mousson, se situe la petite commune de FLIREY qui se révélera comme une position stratégique dès les premiers mois de la première guerre mondiale.
              
En septembre 1914 de violents combats se déroulent dans la région et les villages jusque-là épargnés seront ravagés par les bombardements. Une ligne de front de 16 km s'établit entre Flirey et Apremont.
                
De mai 1915 à juin 1918 il n'y aura que peu d'opérations d'importance. À la guerre des tranchées avaient succédé la guerre des mines et la guerre souterraine. Près de 150 soldats seront tués à Mortmare.
                
En juin 1918 arrivent les premières unités américaines. En septembre la guerre entre Flirey et Apremont est terminée.
                      
Le 163e régiment d'infanterie, originaire des Alpes-Maritimes, s'est illustré dans les combats dans la zone de Flirey de mars 1915 à mars 1916 et va subir de nombreux assauts allemands lors de l'offensive de la Marne.
                
Placé devant le bois de Mortmare, il tient la ligne de défense en direction de Toul et de Verdun. Pendant Il mois le régiment niçois s'y fait massacrer afin de contenir l'ennemi.
               

La campagne de Flirey compte parmi les combats les plus pénibles du fait de sa longueur, de son intensité et des pertes provoquées par une artillerie monstrueuse. La souffrance des poilus atteignit son apogée dans cette guerre des tranchées au point que des mutineries éclatèrent.


Le régiment perdra 40 officiers. 3600 hommes sont tués, blessés ou disparus, soit la quasi-totalité de son effectif.

Un épisode tragique va marquer l'histoire de Flirey. Afin d'enlever les derniers 200 m de tranchées occupées par les Allemands au coeur de cette première ligne de front devant Flirey, une attaque devait avoir lieu le 19 avril 1915 au niveau du bois de Mortmare.
     
Tiré au sort, le deuxième bataillon du 163e régiment d'infanterie devait mener la charge, malgré la fatigue et sa participation aux combats du début du mois d'avril lors de l'offensive de la Woëvre. 
          
Au signal de l'attaque, les 250 hommes de la compagnie refusent d'attaquer. Ce refus d'obéissance entraîne la constitution d'un conseil de guerre. Deux caporaux et trois soldats comparaissent, deux ont été tirés au sort et trois désignés par leur hiérarchie pour être affiliés au syndicat de la CGT dans le civil.
                      
Le 20 avril 1915, quatre des cinq inculpés sont fusillés près de Manonville. Il s'agit du caporal Antoine MORANGE, du soldat Félix François Louis BAUDY, du soldat Henri Jean PRESBOT, du soldat François FONT ANAUD.


Ils seront réhabilités en juin 1934. 
          
P.S : Le 13 septembre 2008, Monsieur Christian ESTROSI Ministre délégué à l'Aménagement du territoire et Maire de Nice s'est rendu à Flirey où a été restauré le monument érigé voilà 74 ans à la mémoire du 163ème RI des Alpes Maritimes sur lequel on peut lire :
 


« Passant ,souviens-toi » 

 

 

Henri Montagut

Président Honoraire