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DEUXIÈME GUERRE MONDIALE  


Dans notre récent numéro de juillet - août 2008, en bas de la page 3, prenait place sous la plume d'Anciens du Souvenir Français une juste réflexion, parue dans la revue n° 469 de cette association amie plus que centenaire :


"Je suis étonné que les combats de 1939-1940 fassent l'objet d'aussi peu de mémoire..."
(Texte envoyé par le fils de Jean Sarraméa)

Il ne nous semble pas inutile de rappeler que le "Journal des Orphelins de Guerre"  a rappelé il y a plusieurs années cette période un peu trop oubliée dans un article de Jean Desmarès sous le titre


1940 - Les injustices de l'Histoire


 
Dans cette évocation, on pouvait lire les passages suivants :

 

... "L'Histoire a parfois des absences injustifiées !
 

Il en est ainsi de la période 1939-1940, occultée trop souvent pour laisser la place, d'une part à  la France Libre et à la Résistance intérieure – pages glorieuses de notre histoire – et à la France de l'Occupation et de la collaboration – pages noires de la même période.
Bien sûr, il ne faut pas oublier que la Chambre des Députés du Front Populaire, élue en 1936, réunie à Vichy le 10 juin 1940, a voté les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, héros de le bataille de Verdun, avec pour conséquence la fondation de l'Etat Français qui collabora avec l'occupant dans les malheureuses et souvent atroces conditions que l'on sait.
Il ne faut pas oublier la Résistance  qui refusa la défaite et témoigna pour une France libre, une France blessée, encore vivante sous le joug Nazi et qui résistera sous toutes ses formes et en tous lieux, mêlant les hommes et les femmes de tous les horizons philosophiques, religieux et politiques, comme il faut également se souvenir de ceux qui se mobilisèrent pour rejoindre les Français Libres du général de Gaulle jusqu'à la victoire auprès de nos alliés !
Ils étaient tous, malgré leurs différences, unis pour la libération de la FranceIl y eut alors ceux qui croyaient au destin de notre pays et ceux, hélas, qui n'y croyaient plus !
 
 Mais l'Histoire a parfois la mémoire courte :

faut-il résumer les quelques semaines de l'offensive allemande de 1940 et la résistance de l'armée française en la seule déroute de
la France, celle hélas si divisée des "années trente", avec les tristes images de la retraite de l'armée et l'exode des populations civiles du nord de notre pays et aussi de nos voisins envahis.

Faut-il rappeler que ces quelques semaines de mai/juin ont vu plus de 100.000 soldats donner leur vie : les pertes françaises les plus nombreuses de tout le conflit 39/45.
 
Il nous faut ici rectifier une certaine image qui laisse supposer que l'armée française, summergée par les divisions blindées et l'aviation d'une force supérieure, s'est enfuie devant l'ennemi sans résister, sans gloire et sans courage.

Les morts de 1940 ne doivent pas être oubliés !
 
Tous les morts de cette campagne de France, où tant de jeunes hommes mobilisés et tant de militaires de carrière ont fait le sacrifice de leur vie, méritent notre respect et il ne faut pas les oublier.

La France, pour sa gloire et son honneur devant l'Histoire, ne doit pas, ne peut pas faire de différence entre ceux qui sont morts pour la défendre et ne peut occulter les moments sombres de son Passé pour ne célébrer que les « triomphes » comme dans la Rome antique !"
  



Les Fils et Filles de ceux qui sont tombés courageusement dans les combats de 39/40 n'ont rien oublié et se souviennent. C'est notre devoir de garder vivante leur mémoire auprès du souvenir de ceux qui ont lutté et sont morts pour la libération de la France. 

   
                                                                                       
 

Jean  Desmarès  
Fils de Tué de juin 1940
 
Membre du Souvenir Français