PREMIÈRE GUERRE MONDIALE 

L’ANNEE 1918    

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Les mois janvier et de février furent relativement calmes sur le front français. Les Franco-Britanniques purent y prélever des unités et les envoyer au secours de l’armée italienne en déroute après la défaite du Caporetto  (24 octobre 1917). En prévision de prochaines offensives l’Allemagne massait ses troupes retirées du front russe. En face, les troupes américaines continuaient de débarquer en France.
   
Le 3 mars après la signature des traités de Brest-Litowsk avec
la Russie et de Bucarest avec la Roumanie, les allemands avaient les mains libres sur le front occidental. 
    
 

Le 21 mars, 50 divisions allemandes, un demi-million d’hommes protégés par un épais brouillard se lancent à l’assaut des positions britanniques d’Arras à la Fère. Ils prennent saint Quentin, Noyon, Péronne et Bapaume.
     

Le 23 mars Paris commence à recevoir les obus de la « Grosse Bertha ».
  
Le 29, vendredi saint, un projectile tomba sur l’église Saint Gervais derrière l’Hôtel de Ville. 75 personnes furent tuées, 90 blessées. 
     

 

Le 9 avril les allemands attaquent dans les Flandres. Ils s’emparent d’Armentières et du Mont Kemmel.
   
Le 14 Foch est nommé Commandant en Chef des forces alliées. 
  
Le 27 mai, le Chemin des Dames dont la conquête nous avait coûté si cher en vies humaines en avril 1917, est perdu en quelques heures. Soissons est pris.
   
Le 30
la Marne est atteinte à Dormans et à Château-Thierry. Les allemands sont parvenus, comme en Août 1914 à 40 kilomètres de Paris. 
  
Le 9 juin, une nouvelle offensive allemande sur l’Oise entre Montdidier et Noyon est bloquée par Mangin.
 
Le 11, les « Marines » américains reprennent le Bois Belleau près de Château-Thierry. Ce combat reste dans les traditions des « Marines ».
  
Le 15 juillet, Ludendorff lance son ultime assaut, le « Friedensturm ». L’attaque principale est portée en Champagne à l’est de Reims vers Châlons, l’effort secondaire vers Epernay.

Pour la première fois,
la IVème armée (Gouraud) utilise une nouvelle tactique : évacuation des premières lignes et repli sur une forte ligne de résistance hors de portée de l’artillerie. L’assaut allemand frappe dans le vide.
   
A 4 heures du soir, la première grande offensive allemande est brisée. Châlons et Paris sont sauvés.
  
Le 18, les soldats de Mangin et Degoutte contre-attaquent depuis les forêts de Compiègne et de Villers-Cotterêts soutenus par 600 chars et 500 avions. Menacés d’être encerclés, les allemands se replient derrière l’Aisne et la Vesle.
 
Le 8 août, une offensive franco-britannique sur la Somme dégage Amiens. Les allemands sont refoulés sur leurs anciennes lignes de 1916.
  
Le 11, l’armée américaine sous les ordres de Pershing devient autonome.
  
Le 12 septembre, après de durs combats, les Américains s’emparent du saillant de Saint Mihiel. Gouraud s’empare de la ligne des Monts de Champagne.
  
Le 29, sur le front d’Orient, Serbes et Français entrent à Uskub. Le gouvernement bulgare signe l’armistice. Le même jour, les Franco-Britanniques enlèvent une grande partie de la ligne « Hindenbourg ».
  
Le 8 Octobre, début de l’épidémie de grippe espagnole à Paris.
   
Du 30 octobre au 6 novembre, les alliés poursuivent leur offensive et reprennent les côtes des Flandres. Lille et Cambrai sont libérés. Les armées du Nord et les Britanniques libèrent Gand, Mons, Maubeuge et atteignent la frontière hollandaise.
  
Le 30 octobre, les Turcs battus par les Anglais, signent l’armistice de Mondros.
   
Le 4 novembre, Washington adresse au gouvernement allemand les conditions d’armistice arrêtées par les Alliés. Mutineries dans la flotte allemande à Kiel. 
   
Le 7, le Chancelier Max de Bade annonce l’envoi de plénipotentiaires et demande la suspension des hostilités.
   
Le 8, arrivée de la délégation allemande à Rethondes. Le 9, démission de Guillaume II.
   
Le 11, signature de l’armistice. Les hostilités cessent sur le front occidental. Pour beaucoup c’est la fin d’un long cauchemar. Le 16, les allemands ont évacué tout le territoire français. 
 

 

  
Le 17, entrée des Français à Mulhouse, Metz et Strasbourg.
    
Le 22, entrée des souverains belges à Bruxelles.
  
Le 1er décembre, entrée des alliés en territoire allemand. 

    

  
Le 28 juin 1919, signature du traité de Versailles.
Il portait en germe la deuxième Guerre Mondiale. 


Emile Averseng
Président de « Ceux de Verdun », Toulouse-Languedoc