L’arbre de la stèle des fusillés incendié

Dans le hameau d’Egriselles, sur la commune de Venoy dans l’Yonne, ce site est l’un des plus importants lieux de mémoire de la Résistance Icaunaise. Ce dernier vestige du champ de tir où étaient fusillés les résistants a brulé les soir du 14 juillet, des pétards seraient l’origine du feu.

C’est davantage une histoire de symbole qu’une question de dégâts. L’arbre n’en était même plus un, en réalité, il ne restait plus que le tronc : un morceau de bois mort protégé par une plaque en métal lui permettant de résister à la pluie et aux intempéries. Mais, il s’agissait de ce tronc qui a été témoin des derniers souffles d’une quarantaine de résistants fusillés pendant la seconde guerre mondiale par l’armée allemande. Il n’en reste plus, désormais, que des bouts calcinés.

Ce vestige mémoriel, a côté du monument en hommage aux résistants fusillés à cet endroit entre l’hiver 1942 et l’été 1944, constituait la dernière trace de l’un des trois arbres auxquels étaient attachés le condamnés avant de passer par les armes ; le monument est constitué  de deux hautes stèles, l’une marquée d’une sculpture représentant  un homme attaché à un arbre, l’autre portant l’inscription du nom des 43 fusillés sur place « C’était le dernier témoin des atrocités nazies, un lieu chargé de mémoire qui rappelait que des gens ses sont sacrifiées pour la France. Cet incivisme n’est pas normal » s’indigne l’Icaunais qui a donné l’alerte aux services de gendarmerie. « En passant en voiture, j’ai vu le tronc fumant, je n’ai pas été témoin de l’acte en lui-même, mais su place, il y avait des pierres et une grille, sur laquelle des saucisses grillaient encore, des canettes et des pétards placés dans les trous laissés par les balles » détaille-t-il.

Une enquête a été ouverte, confiée aux services de la gendarmerie notamment pour déterminer s’il y avait ou non intention d’attenter à ce symbole.

J. Gozillon – Secrétaire de l’association départementale de l’Yonne

Sources : L’Yonne Républicaine