Il est encore possible d'être un Chevalier de nos jours et l'heure est peut-être venue d'être plus chevalier que jamais !

Il y a la Patrie qui est en droit de compter parmi nous sur toutes les Intelligences et sur tous les courages.

C'est la chevalerie qui sauve les nations ! Elle est le dédain pour toutes les petites aises d'une vie amollie et sans nerfs.

La Chevalerie c'est le mépris de la souffrance, c'est la mise en action de l'antique "ESTO VIR"  (être un homme)…

 

ESTO VIR - Son origine date cependant de nombreux siècles. Il s'agit du début d'une maxime de l'Ancien Testament, tirée du Deuxieme Livre de Samuel : "Esto vir fortis, et pugnemus pro populo nostro et civitate Dei nostri", ce qui se traduit par : "Sois un homme de coeur, et combats pour notre peuple et pour la cité de notre Dieu".

 La chevalerie veut que nous ne cachions pas notre drapeau et que, le front haut et l'âme transparente, nous sachions non seulement mourir pour la Patrie, mais, ce qui est plus difficile, VIVRE POUR ELLE !

 Au moment où la Patrie risque  de devenir la proie de barbares qui la sapent jusque dans ses plus intimes fondements avec le but avoué, faute d'adhérer à leur idéologie totalitaire, d'en faire un cimetière, il faut, l'âme remplie des croyances, des traditions et des amours qui, de générations en générations ont pétri notre peuple, les défendre s'il le faut les armes à la main…

Si le moment est vital de combattre pour notre liberté, n'oublions pas ce que disaient les Romains, harcelés par les barbares…

Ils décidèrent de se défendre au delà de leurs frontières.

Faisant la guerre avec leurs légions, là-bas, chez leurs ennemis, et les occupant ainsi à se défendre chez eux, ils se sont assurés pendant des siècles la paix et la prospérité chez eux, la PAX ROMANA.

 Nous vivons depuis longtemps dans notre pays en Paix comme des hommes libres mais il y a des libertés illusoires, des attitudes devant la vie qui peuvent faire croire au bonheur d'être libre… telle est la liberté du dilettante ou de l'égotiste selon le mot de Stendhal !

Rappelons-nous cette époque où la douceur de vivre n'était pas une expérience exceptionnelle en la fin du XIXème siècle.

Cette liberté dont le thème fut le "culte du Moi" cher à Maurice Barrès : n'offrir aux autres que la surface de soi, être absent pour se libérer des contraintes sociales.

 Mais tout a une fin et les crises nationales en firent apparaître la futilité et la précarité.

 Alors l'homme libre, quand vint le danger en 1914, accepta son déterminisme en prenant conscience de la Tradition patriotique sur les bastions de l'est. En 1918 la France victorieuse mais meurtrie s'est dit par la voix des poilus "plus jamais ça".

 Mais les alliés manquant de mémoire et ayant laissé se développer à nos portes une puissance haineuse, il nous fallut 25 ans après, à nouveau défendre la France dans des conditions difficiles et subir l'humiliation d'une occupation de quatre années… avant la libération de la Patrie !

Alors, dans le monde actuel où les contrées les plus lointaines sont devenues nos proches voisins, où la violence et le terrorisme frappe aveuglément les innocents, où meurent chaque jour tant de femmes et d'enfants il nous faut retrouver la force de l'âme et la noblesse des sentiments des chevaliers qui prêtaient serment de défendre la veuve et l'orphelin…

 

Si la France veut avoir encore un destin il faut, comme l'écrit Natacha Polony, "que nos aïeux soient d'ici ou d'ailleurs, se réunir autour de notre nation et de ses Valeurs".

Nous donnerons le grand exemple d'un peuple fidèle à son histoire et combattant pour l'honneur de la Patrie !

Jean Desmarès
Président honoraire de la Fédération Nationale