DEUXIÈME GUERRE MONDIALE 

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En mai-juin 1940, plus de 100 000 hommes se sont fait tuer sur place pour défendre la France et l'Angleterre, dont ils ont sauvé le corps expéditionnaire à Dunkerque. Ce livre est leur histoire.

Au cours des 47 jours de la bataille, à maintes reprises, en Ardennes, Argonne, Flandre, Picardie, Normandie (Saint-Valery-en-Caux), à Dunkerque, et devant Lyon, la proportion de soldats français tués en résistant à l'invasion a atteint 90 % des effectifs engagés.  

Les Allemands ont eu par jour plus de 2 000 soldats mis hors de combat, dont une moitié de tués.  Nos pères et grands-pères se sont aussi bien battus que les Américains quatre ans plus tard à Omaha Beach.

Nos pères et grands-pères se sont aussi bien battus que les Américains quatre ans plus tard à Omaha Beach.

En 1940, nos soldats voulaient poursuivre les hostilités. Jamais le peuple français n'a appelé Pétain au pouvoir.

C'est un coup d'État, avec faux et usage de faux, qui a permis aux généraux français antirépublicains de livrer nos soldats à l'ennemi, de les menacer du conseil de guerre s'ils continuaient à se battre.

Ce sont nos généraux, parfaitement incompétents et dépassés, qui ont rompu avec l'Angleterre et placé notre pays sous la tutelle nazie

PROLOGUE
 

On peut, au beau pays de France, tuer plus de 100.000 garçons en 47 jours sans que le peuple s'en soucie véritablement ou s'en souvienne durablement. 

Ce livre est l'histoire de ces 100 000 hommes qui en 1940 se sont fait tuer sur place pour défendre notre pays, la France, et notre alliée, l'Angleterre, à laquelle ils ont apporté une aide vitale, capitale, qui lui a permis dans une large mesure de survivre et de poursuivre le combat. 

Chez les Anglo-Américains, cette aide n'est géné­ralement ni connue ni reconnue. Elle est pourtant incontestable. Et, pour le prouver, nous utiliserons notamment le témoignage d'un certain employé de Sa Majesté britannique.

Il est à moitié américain. Son bureau est au 10, Downing Street. Il s'appelle Winston Churchill.