Une avancée pour notre revendication ?

 

 

Une réunion de concertation entre les trois principales associations d’Orphelins de Guerre et de Pupilles de la Nation s’est tenue le mardi 29 juillet au siège de la Fédération Maginot à Paris.

 

Cette réunion coordonnée par Monsieur Alain CLERC, responsable de la Défense des Droits à la Fédération Maginot,  a été initiée par Monsieur Bernard RODENSTEIN, Président de la Fédération des Pupilles de la Nation, en accord avec notre Fédération et l’A.N.P.N.O.G.D.

 

Cette réunion avait pour but,  au-delà des échanges des différents points de vue, de rédiger un texte commun  faisant consensus et susceptible  d’être recevable par le gouvernement.

 

Ce texte a été adressé à Monsieur Kader ARIF, notre Ministre de Tutelle. Vous pouvez en prendre connaissance  dans le document ci-dessous. Il met en évidence  essentiellement la mention de « Mort pour la France », qui, à nos yeux, justifie amplement notre revendication.

 

Madame Paola ZANETTI, députée de Moselle et membre de la Commission de la Défense Nationale que nous allons rencontrer le mercredi 10 septembre avec les autres associations et à qui a été soumis le document,  lui a réservé un accueil favorable.

 

Espérons que cette démarche  se traduira par une concrétisation dans le prochain projet de  loi de finances.

 

La deuxième revendication de notre Fédération que nous n’avons pas abordée lors de la  réunion, porte sur l’attribution de l’équivalent de la retraite du combattant et de la demi-part fiscale. La réflexion de notre Fédération repose sur la carte d’Orphelin de Guerre qui nous a été attribuée en 2003 et qui, à nos yeux, a une valeur aussi importante, sinon plus, que celle d’Ancien Combattant.

Vu  le nombre d’Anciens Combattants qui décèdent chaque année, un transfert nous semblait possible au bénéfice des Orphelins de Guerre. Avec l’arrivée en grand nombre d’Anciens Combattants d’Algérie  à l’âge de 75 ans (2 millions d’appelés), il est évident que le coût de la dépense ne va cesser d’augmenter dans les années à venir.

 

Pourquoi les Orphelins de Guerre seraient-ils écartés de ce dispositif ?

 

Pour mémoire rappelons que les indemnisations des deux décrets de 2000 et 2004 représentent 88 millions d’euros en 2013 et le coût moyen par crédit rentier annuel est de 6.364 € pour 14.000 bénéficiaires.

 

Espérons  que l’intervention de Madame Zanetti fera évoluer la situation  pour étendre le droit à réparation  à tous les Orphelins de Guerre et Pupilles de la Nation dont les parents  sont morts  pour faits de guerre et reconnus par la mention « Mort pour la France » sur les registres d’état civil suite à un jugement du tribunal civil de première instance

 

Jean Lavignasse

Président Fédéral