Crédit Photo S.FAUTRE - CDT Manche

    Ouvrez vos yeux !

 
Des prés-salés et vastes étendues de sable de la baie du Mont Saint-Michel, aux falaises, landes et marais de la presqu’île du Cotentin, en passant par les bocages typiquement normands et le parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin, la Manche forme une mosaïque de paysages haute en couleur. C’est aussi un héritage exceptionnel que nous propose de découvrir ce département avec le célèbre Mont-Saint-Michel.
 
Les grandes plages de sable s’étalant à perte de vue invitent à la promenade ou à la baignade. Le phénomène des marées renouvelle sans cesse ce paysage au fil des heures. Au large de ses 355 kilomètres de côtes, la Manche offre un panel d’îles aux paysages à couper le souffle. Embarquez à bord d’une vedette, d’un voilier ou d’un vieux gréement et offrez vous, le temps d’une journée ou d’un week-end, une escapade vers les îles anglo-normandes, Chausey ou sur l’île de Tatihou.
  
7 800 kilomètres de sentiers balisés, des grands itinéraires thématiques tels les Véloroutes ou les Chemins de Saint-Michel, ces anciennes voies pèlerines aujourd’hui retrouvées… autant de sentiers traditionnels ou plus inattendus à suivre à pied, à cheval ou à vélo.
 
Mais ses atouts ne s’arrêtent pas là : Villes d’Art et d’Histoire, édifices religieux, sites maritimes et artisanat d’art complètent ce département au caractère bien trempé !


 
  Le Débarquement et la Bataille de Normandie

 
Crédit Photo P. Y. Le Meur - CDT Manche

 
Véritable musée à ciel ouvert, l’espace Historique de la Bataille de Normandie rassemble sur les 3 départements du Calvados, de la Manche et de l’Orne, l’ensemble des sites, musées et lieux de mémoire qui traitent du « Jour J » «et de l’offensive qui s’ensuivit.
 
La bataille pour la libération de la Manche s’est déroulée en quatre phases principales, entre le 6 juin et le 15 août 1944. Elle a donc durée plus de deux mois.La première phase, commencée le 6 juin s’est poursuivie les jours suivants entre Sainte-Mère-Eglise et Sainte-Marie-du-Mont. Elle a permis aux troupes américaines d’établir une solide tête du pont.

  
La seconde phase a consisté à isoler le Cotentin en fonçant vers Barneville libérée le 18 juin, puis à prendre Cherbourg par l’Ouest le 26 juin, faute d’avoir pu passer par Montebourg comme prévu. Le port, en partie détruit, est rapidement remis en état pour accueillir des navires de gros tonnage transportant des troupes et du matériel.
   
La troisième phase a pour objectif la prise de Saint-Lô, cité préfectorale et ville carrefour que les Américains n’atteignent que le 18 juillet et ne libèrent complètement que le 25. En vérité, les Alliés, aux prises avec les marais puis le bocage, piétinent et subissent de lourdes pertes sur un front d’une quarantaine de kilomètres.

 
L’opération Cobra, qui ouvre la quatrième phase, est déclenchée le 25 juillet, sur un front de neuf kilomètres de large, situé le long de la route de Saint-Lô/Périers et centré sur la commune de La Chapelle-en-Juger. Il faudra attendre la fin de la bataille de Mortain le 12 août pour chasser les derniers combattants allemands de la Manche le 15 août. Bien entendu, la Manche doit avant tout sa libération aux armées américaines. Mais celles-ci ont bénéficié d’une aide non négligeable de la part des Résistants locaux, dont les « Maquisards de Beaucoudray ».

  
 Sainte-Mère-Église et Utah Beach


 
Sainte-Mère-Église fut le premier village libéré de France. Dans la nuit du 5 au 6 Juin 1944, la 82ème division aéroportée est parachutée sur la zone de Sainte-Mère-Église.

John Steele est blessé, ne pouvant plus contrôler son parachute, il atterrit finalement sur le clocher de l’église. Il tenta de se libérer à l’aide de son couteau mais malheureusement le fit tomber. Grièvement blessé, il décide de faire le mort durant 2 heures avant d’être décroché. Un mannequin accroché au clocher rappelle donc son l’histoire. Mais l’église recèle aujourd’hui d’autres trésors souvent méconnus.
En effet, les vitraux du transept Nord et celui au-dessus de la porte d’entrée rendent hommage aux troupes aéroportées du Débarquement.

 
 Utah-Beach fut l’une des principales plages du Débarquement de Normandie du 6 juin 1944 et la plus à l’Ouest. Située sur le flan Nord-est du Cotentin, elle faisait partie du secteur de débarquement des Américains. Parmi les 5 plages d’assaut de  « l’opération Overlord » le débarquement d’Utah-Beach fut certainement le moins couteux en vies humaines mais aussi celui se rapprochant le plus de ses objectifs. C’est à 6h30, le 6 juin, après d’intenses bombardements sur les  lignes de défense Allemandes que la 4ème division d’infanterie US décide d’envoyer 2 escadrons de blindés amphibies à 3 km des côtes. Grace à une erreur de navigation les alliés débarquent à 2km du point prévu. Mais cela est bénéfique car cela leurs permet de tomber sur une ligne de défense moins redoutable. Deux heures après le débarquement des Alliés les défenses sont détruites et les chars et les hommes peuvent passer.



  
 La borne 00

  
 Cette borne est le point de départ de la Voie de la liberté qui commence à Sainte-Mère-Église et se termine à Bastogne en Belgique. Sa couronne de 48 étoiles représente les 48 états des Etats-Unis en 1944. Les 4 rectangles de couleur rouge représentent les 4 tronçons de la voie de la liberté : Sainte-Mère-Église/Cherbourg ; Sainte-Mère-Église/Avranches ; Avranches/Metz ; Metz/Luxembourg/Bastogne. 


  Le Mont Saint-Michel

 
Crédit Photo G. Targat - CDT Manche
 
Le Mont Saint-Michel et sa baie furent de tous temps ballotés par les trois fleuves que sont la Sée, la Sélune et le plus important : le Couesnon. Ce dernier marquait la frontière entre la Bretagne et la Normandie.

  

On dit que le Couesnon se mit à couler à l’Ouest du rocher faisant ainsi passer le Mont en Normandie. Mais cela n’est qu’une légende qui amuse les frontaliers, car la frontière terrestre entre la Bretagne et la Normandie se trouve à 4 km sur la terre ferme au pied du massif Saint-Brelade.
 

Un vieux dicton dit :«Li Couesnon a fait folie si est le Mont en Normandie.»(Le Couesnon dans sa folie à mis le Mont en Normandie.) 

 Le Mont Saint-Michel est une commune Française située dans le département de la Manche et la région Basse-Normandie, qui tire son nom d’un ilot rocheux dédié à Saint-Michel où s’élève aujourd’hui une abbaye.

  
L’architecture du Mont Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus visité de Normandie et le deuxième de France. Une statue de Saint-Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 170 mètres au dessus du rivage. Classé monument historique en 1874, le site figure depuis 1979 sur la liste du patrimoine mondial de L’UNESCO.

L’abbaye du Mont Saint-Michel appelle à découvrir l’ambition des constructeurs et ceux qui depuis 708 ont voulu faire de ce lieu isolé un point de rencontre pour tous. Prouesse de l’architecture médiévale, place forte imprenable construite sur un piton rocheux, l’abbaye est le belvédère idéal pour découvrir le paysage sans fin de la baie. Ses salles, chef-d’œuvre d’audace et d’innovation, tels le cloître, le réfectoire et le promenoir des moines, témoignent de la vie d’un des plus grands lieux de pèlerinage de la
chrétienté. Ce monument fête ses 1300 ans en 2008 et 2009.



   
 Coutances, ville d’Art et d’histoire

  
Coutances vous invite à découvrir sa nature verdoyante ainsi que la beauté de ses édifices architecturaux chargés.
 
d’histoire. Au cœur du bocage normand et à seulement 10 minutes de la mer, perchée entre ciel et terre, couronnée de sa cathédrale prestigieuse, trône Coutances : ville d’art, d’histoire et de culture. Conjuguant admirablement bien les charmes d’une petite ville avec ceux de bourgs ruraux vous allez constater par vous-même que la ville ne manque pas de panache.
 
La ville est donc célèbre pour son patrimoine architectural et culturel comme en attestent ses nombreux lieux de visite. Bien qu’elle ait été touchée durement par les bombardements de 1944, la capitale historique du Cotentin a conservé ses principaux monuments et quartiers anciens. Construite sur une colline dominant le bocage environnant, la cité est couronnée par sa prestigieuse cathédrale du 13ème  siècle dont nous avons fêté les 800 ans en 2008. Celle-ci est accompagnée par les églises Saint-Pierre et Saint-Nicolas. Véritable fleuron de l’architecture gothique normande de cette époque, la cathédrale s’est rendue célèbre par la hardiesse de sa tour lanterne qui est décrite comme la plus belle de Normandie. De plus, ses vitraux datant du Moyen-âge représentent la plus importante série de verrières du 13ème siècle conservée en Normandie.

Prenez un bol d’air en parcourant le jardin des plantes de Coutances, inscrit à l’inventaire des monuments historiques.


 
  Saint-Lô

Saint-Lô est une ville moderne reconstruite sur les ruines des bombardements alliés de 1944.

C’est sur cette terre d’accueil que les Celtes fondèrent Briovère. Au début du 9ème siècle, Charlemagne fait édifier une muraille autour de la forteresse pour protéger la cité des envahisseurs.
 
C’est le 17 Juin 1940 que les premiers éléments de l’armée allemande envahissent la ville. Quatre ans plus tard, le 6 Juin 1944 vers 20 heures commence « la nuit de feu ». Les dégâts occasionnés sont importants avec 90% de la ville détruite. Ceci n’est rien comparé aux pertes humaines déplorées avec environ 500 Saint-Lois tués. Après guerre, certains souhaitaient laisser la ville en état pour témoigner des durs combats, mais la volonté tenace des Saint-Lois obtint la reconstruction de leur cité. Riche de son passé, la ville de Saint-Lô offre une diversité architecturale de premier plan.



 
 L’église Notre-Dame de Saint-Lô

 
Construite du 14ème siècle au 17ème siècle, l’église Notre-Dame de Saint-Lô est considérée à juste titre comme le symbole de la ville. Cette église a pour origine la paroisse du château de Saint-Lô sur le mont Briovère, dont l’évêque de Coutances est le patron. Son style gothique flamboyant conserve dans sa restauration les stigmates de la guerre dont un obus fiché dans la pierre ainsi que des vitraux des 15ème et 16ème siècles sauvés du désastre.
 
Sa façade n’a jamais été restaurée, mais remplacée par un mur de schiste vert qui clôt la nef.


 
 Cherbourg

 
 Située au Nord de la péninsule du Cotentin, protégée par la rade artificielle la plus grande du monde, entre la Hague et le Val de Saire, la cité a été au cœur des siècles une place stratégique disputée entre Anglais et Français. Citée comme l’une des deux « clés du royaume » par Vauban, elle est devenue, par de colossaux travaux d’aménagement maritime, un port militaire sous l’impulsion de Louis XVI et Napoléon 1er. Ce fut également un port d’escale des prestigieux paquebots transatlantique dans la première moitié du 20ème siècle.


  
  La Hague

 
 Les maisons aux toits de pierres, les chemins creux encaissés entre deux haies et les murets de pierre sèche, caractérisent ce pays du bout du monde et lui confèrent un charme inégalable… et le surnom de « Petite Irlande ». La Hague c’est aussi une terre de prédilection des artistes. Ecrivains, poètes, cinéastes, peintres ont séjourné dans ce bout du monde face à la mer qui les a inspirés. Remarquable dans son ensemble pour les paysages : falaises, baie de galets, longues plages de sables, landes, petits champs entourés de murets de pierre. Site géologique exceptionnel (plus vieilles roches datées en Europe au Nez de Jobourg).


   
 Le port de GOURY
 

  
Crédit Photo P. Courault - CDT Manche
 
Goury, terre au bout du monde : ainsi est surnommé ce hameau situé à l’extrémité de la pointe Ouest du Cotentin. Balayées par les vents d’ouest, les trois maisons de granit aux toits de schiste s’accrochent à la roche. Quelques vaches et moutons  se nourrissent de l’herbe au goût du sel.

Quel bonheur de descendre dans les rochers pour s’isoler et sentir l’iode !Malgré cette apparente sérénité les sauveteurs en mer sont là. Ce bout de terre est le cauchemar des marins : les forts mouvements d’eau redoutés par les pêcheurs surprennent bon nombre de plaisanciers d’où l’implantation  d’une Société Nationale de Sauvetage en Mer (S.N.S.M)* : le canot de sauvetage est toujours prêt à prendre la mer 24 heures sur 24 heures ; pouvant être lancé depuis deux rampes différentes selon les conditions maritimes, il est installé sur un charriot orientable.

Cette station de sauvetage, restaurée il y a peu de temps, affiche sur ses murs la longue liste des sauvetages effectués auxquels les hommes de cette station ont participé. En passant à l’Est, on découvre le sémaphore de la marine nationale, mis en service en 1860.

Il est l‘œil indispensable  du contrôle maritime dans la zone du raz Blanchard  qui désigne l’un des courants de marée les plus puissants d’Europe, situé entre la pointe Ouest du Cap de la Hague et Aurigny, à l’entrée de la Déroute. La vitesse peut atteindre 12 nœuds, soit 22 km/h, lors des grandes marées d’équinoxe

  • La S.N.S.M est une association de la loi 1901 reconnue d’utilité publique ; sa mission est la sauvegarde des vies humaines en mer. Le Centre de formation des nageurs sauveteurs est installé à Saint-Martin de Bréhal dans la Manche.


Son phare

Appelé le Phare des tempêtes (48 m de haut), bien calé sur le gros du Ras c’et le plus important avec celui de Gatteville (Barfleur), construit en granit de Flamanville de 1834 à 1837 par l’ingénieur M. de la Rue, les pierres sont emboîtées les unes dans les autres puis chevillées au rocher à l’aide de poutres de bronze pour assurer la solidité de l’ensemble. La mer est plutôt brutale  par ici… sa portée est de 18 miles.

On dit que :  « Goury dîne tous les soirs aux chandelles grâce à son phare ».

En 1940, il fut occupé par les allemands et resta éteint jusqu’au 1er juillet 1944 date de sa libération.

 

Appelé le Phare des tempêtes (48 m de haut), bien calé sur le gros du Ras c’et le plus important avec celui de Gatteville (Barfleur), construit en granit de Flamanville de 1834 à 1837 par l’ingénieur M. de la Rue, les pierres sont emboîtées les unes dans les autres puis chevillées au rocher à l’aide de poutres de bronze pour assurer la solidité de l’ensemble. La mer est plutôt brutale  par ici… sa portée est de 18 miles.

On dit que :  « Goury dîne tous les soirs aux chandelles grâce à son phare ».

En 1940, il fut occupé par les allemands et resta éteint jusqu’au 1er juillet 1944 date de sa libération.