En hommage au Soldat inconnu !

 

Le viol de l’inconnu

 

Quel triste matin

Il pleut sur Austerlitz, comme il pleut sur Verdun

Sur la place de l’Etoile, après les cris de haine

S’activent les servie d’hygiène

Sous la dalle de granit, l’homme qui gît

A vu brutalement son Arche obscurcie

 

Celui qui tous les soirs, recueille les honneurs

A été piétiné par des dévastateurs

Profané, dégradé, tagué, détérioré

Et même l’inconcevable, il s’est senti violé

Lui qui s’est sacrifié au nom de la Patrie

Se sent désemparé et son corps est meurtri

 

Du visage anonyme de notre frère d’armes

Après l’étonnement, a coulé une larme

Il ne comprend plus, il s’est senti bien seul

Alors qu’il se pensait en paix dans son linceul

 

la flamme a vacillé sous les coups de cette foule

Qui « courageusement » se cache sous une cagoule

Mais elle a tenu tête et n’a jamais faibli

Seul repère allumé quand l’ordre fut rétabli

 

la lumière est restée au centre de la Place

Tel un phare, un jalon, symbole de l’audace.

Ce soir, se tiendra un nouveau ravivage

En preuve d’unité, de force et de courage

 

Dimanche 2 décembre –

François-Marie Grimaldi, Médecin Général