Bienvenue aux représentants du Monde Combattant et aux responsables politiques qui nous font l’honneur de participer à cette séance de clôture de notre congrès national.

Merci à Mme Charlotte LIBERT-ALBANEL, Maire de Vincennes, d’être parmi nous et de nous recevoir avec autant de gentillesse dans cette belle cité historique de Vincennes.

 Je souhaite la bienvenue à toutes les personnalités du Monde Combattant ici présentes.

Merci à tous les Présidents d’Associations et leur porte-drapeau.

Hier mardi, c’était notre journée de travail : - Jacques Monbeig-Andrieu, de l’Oise, Secrétaire Général, a présenté le rapport moral et d’activité. - Paule Sudre, de Paris, Présidente adjointe et Trésorière Générale, le Rapport Financier. - Nicole Guillermin, de l’Ain, la Défense des Droits. - Daniel Gabriel, de Meurthe et Moselle, l’Action départementale et régionale. -Lucette Casanova, de l’Ile et Vilaine, l’Action Sociale, - acques Monbeig-Andrieu, de l’Oise, la communication informatique. - Jean Desmarès,  rédacteur en Chef, le journal.

 En quelques mots, je voudrais rappeler qui nous sommes. Nous sommes la première Fédération Nationale d’Orphelins de Guerre et Pupilles de la Nation, « Fils et Filles des Morts pour la France », créée en mai 1927. Le premier Congrès National à eu lieu en mars 1933 à Paris. Ce sont de jeunes Orphelins de Guerre qui, autour de valeurs communes, suite au retour du Soldat Inconnu sous l’Arc de Triomphe, se sont regroupés autour de Paul Mathély, le Président fondateur.

C’est en 1941 que toutes les associations départementales se sont regroupées au congrès de Nîmes. Puis en 1947, grâce au soutien de René Cassin, éminent juriste, que la Fédération est reconnue d’utilité publique. Depuis sa création, la Fédération a toujours défendu le Souvenir et la Mémoire de ceux qui ont donné leur vie pour la Paix et la grandeur de la France.

Les décrets Jospin  de 2000 et Raffarin de 2004 ont permis d’indemniser deux catégories d’orphelins de Guerre : les enfants  de parents victimes de la déportation, essentiellement juifs et les enfants dont le père a été victime de la « barbarie nazie » à laquelle est venue s’ajouter la « barbarie japonaise ». Depuis la commission Bloch de 2009, qui devait apporter une solution à ce problème, faute de volonté politique cela n’aboutit à rien. Ce qui faisait dire à notre regretté Président Jean Lavignasse que nous sommes les oubliés de la Nation.

Je reprends les termes de Jean Desmarès : « Nous sommes conscients que les Morts pour  la France ne sont pas des Morts comme les autres Il est certain que la spirituelle qui transcende les Fils des Tués leur a permis, surmontant leurs différences, par-dessus leur appartenance à des philosophies ou des religions diverses, de faire vivre le Souvenir et de rester fidèles à leur idéal ».

Je pense plutôt que les décideurs politiques se sont trompés de génération. Ils ont jugé l’intense souffrance ou la mort de nos pères, durant ce conflit, mais à aucun moment il ont analysé le traumatisme, des orphelins à indemniser, qui lui, a la même intensité pour tous les cas des morts, pendant cette guerre. 

Cela représentait la reconnaissance de l’admirable œuvre de  L’ONAC.VG, mais ce n’était pas la reconnaissance des Orphelins de Guerre et Pupilles de la Nation qui attendaient vainement, des avancées de l’indemnisation « des oubliés de la Nation ».

Il y a eu le centenaire de l’ONAC.VG en novembre 2017 qui fût remarquable certes, mais sauf pour ceux qui ont été oubliés.

Cela représentait la reconnaissance de l’admirable œuvre de  l’ONAC.VG, mais ce n’était pas la reconnaissance des Orphelins de Guerre et Pupilles de la Nation qui attendaient vainement, des avancées de l’indemnisation « des oubliés de la Nation ».

Je vous remercie de votre attention.