Un siècle déjà : la création de l'Office des Pupilles de la Nation.

 

 

Dans notre dernier journal des mois de septembre et octobre nous avons essentiellement traité du 90 ième congrès national de notre fédération qui s'est déroulé à l'école militaire de Paris. Ce numéro du journal nous a valu de nombreuses félicitations de la part de nos adhérents mais aussi de membres d'autres associations à qui nous avions profité des réunions du comité d'entente et de l'UDAC pour le leur offrir. La qualité du contenu et l'excellence de la présentation richement illustrée de nombreuses photos ont été vivement appréciés. Merci à Mathilde, Jacques, Paule pour cette réussite et pour leur investissement.
Ce nouveau numéro de notre journal porte essentiellement sur le centenaire de la création de l'Office national des pupilles de la Nation en 1917 et dont l'un des buts essentiels était de venir en aide aux milliers d'enfants victimes de la Grande guerre et malheureusement toujours d'actualité.
Le 13 juillet dans son allocution à l'hôtel de Brienne, le président Macron a placé les pupilles de la Nation au cœur de ce moment de fête en déclarant « la reconnaissance de la nation est due à tous les combattants, elle est due également aux orphelins victimes indirectes des guerres ».
Les 10 et 11 novembre près de 300 pupilles venus des différents départements de France, âgés de 6 à plus de 80 ans essentiellement enfants d'OPEX et d'orphelins de 39 45 avaient été invités le vendredi pour participer à différents colloques à l'école militaire. Vous pourrez lire dans ce numéro du journal des interventions remarquées de Jean Desmarès rédacteur en chef de notre journal ainsi que celle d'Yves Doury. Un petit regret cependant : que nous n'ayons pas pu poser des questions comme cela avait été envisagé.
Le samedi 11 novembre nous avons été invités à la cérémonie de l'Arc de Triomphe, sous un ciel gris et pluvieux, en présence des autorités politiques et du monde combattant. Moment émouvant lorsque le président Macron est venu saluer les jeunes pupilles de la Nation tandis que « les anciens » se tenaient respectueusement à l'écart. À l'issue, nous avons été invités à l'Élysée et le Président Macron, accompagné de son épouse, a rendu un long et vibrant hommage à toutes les victimes de guerre que nous représentions.
Vous trouverez dans ce numéro du journal des témoignages de ce qu'ont vécu des enfants aujourd'hui adultes, du vécu de la Grande guerre aux combats de 39 45, témoignage de Jean-Daniel Nessmann sur son père résistant et de JP Vonau professeur d'histoire à l'université de Strasbourg évoquant une alsacienne fusillée par des résistants pour espionnage. Hommage rendu à Désiré Piquet mort en déportation, aujourd'hui parrain de la promotion de gendarmerie 2017. Ces témoignages aussi divers viennent conforter l'indispensable rappel du besoin de mémoire auquel nous sommes appelés. Nous sommes des passeurs de mémoire.
Nous attendons de ce nouveau gouvernement, comme il s'y est engagé, qu'enfin nous puissions passer des paroles aux actes. Le droit à réparation, sans discrimination, n'est-il pas inscrit dans le statut des pupilles de la Nation dont nous célébrons le centenaire cette année ?