Allocution de M. Robert Bonhomme 


Je tiens, tout d’abord à remercier chaleureusement  M. Pierre Besnard Préfet de Tarn-et- Garonne qui m’a proposé de déposer une gerbe à la plaque « allées des pupilles de la nation » inaugurée par Mme Barèges maire de Montauban en décembre 2013. M. Pierre Amestoy  Directeur de l’ONAC-VG pour son aide dans la préparation de cette commémoration, et enfin la mairie de Montauban qui nous as offert son support technique pour le bon déroulement de cette cérémonie. 

Le statut de pupille de la nation qui a 100 ans aujourd’hui, signifie que les enfants des Morts pour la France sont adoptés par la Nation qui remplace ainsi les pères (et parfois les mères) pour le soutien familial qui va leur manquer !
C’est la noblesse de la France d’adopter ainsi les enfants de ceux qui sont morts pour elle, pour la liberté et l’indépendance de notre vieux pays !

Car les Morts pour la France ne sont pas des morts comme les autres.Ils appartiennent à l’histoire de notre pays et nous, les héritiers de ceux qui sont sans voix, nous parlons en leur nom, faisons vivre leur souvenir et n’oublions pas leurs noms gravés sur nos monuments aux morts, comme si l’on avait voulu leur donner de l’immortalité !    

Ce dépôt de gerbe, M. le préfet est pour nous un signe fort ! C’est un hommage que vous rendez aujourd’hui aux pupilles de la nation ; ces enfants trop souvent oubliés et parfois même abandonnés.
Les guerres ne tuent pas que les soldats qui meurent au combat, elles mutilent désespérément le cœur des mères et des enfants.   Nous avons vécu notre jeunesse, imprégnés du deuil de nos pères ou mères ; quelque chose en nous est mort en même temps.

Nous sommes et resterons des Orphelins de Guerre, marqués indélébilement tout au long de notre existence.    

Nous ne sommes pas une association d’anciens combattants mais des Victimes de Guerre, depuis 90 ans le mouvement des fils des tués (fondé en 1927) qui regroupe tous les orphelins de guerre , pupilles de la nation, et les fils et filles des morts pour la France de tous conflits ; reste fidèle au devoir de mémoire.
    

Je veux associer à cette cérémonie nos mères, Veuves de Guerre, qui nous ont tant aimés et qui ont fait de nous des hommes et des femmes responsables, grâce au courage qu’elles ont eus pour faire face aux multiples difficultés de la vie.
   

Avant de terminer, je veux ajouter combien il est important d’associer à notre action, les représentants de nos Armées, de la Police, la Gendarmerie, Sapeurs-pompiers dont les enfants de leurs membres décédés en service commandé sont directement concernés par ce statut de pupille de la nation ; depuis 1982 ce statut est étendu aux enfants de moins de 21 ans dont les parents ont étés victimes d’un attentat terroriste.
 

                                                                                                                 Robert BONHOMME