NOTRE FRANCE

 

Puisque nous sommes les héritiers d'une Histoire qui souvent nous dépasse mais qui est celle de la France, le texte qui suit ne peut nous laisser indifférents.

Comme l'écrit avec justesse le journaliste De Jaeghere dans son ouvrage La Compagnie des OmbresA quoi sert l'Histoire ?

 

 

"Nous avons fabriqué des amnésiques sans perspectives, sans références, sans points de comparaison : nous les avons livrés sans défense à la tyrannie du présent."

 

Voici ce texte

 

"La France est pour chacun de ses enfants un héritage reçu à la naissance ou par adoption.

Héritage tissé de mille et mille petites et grandes impressions indéfinissables qui relèvent de la vie en société, de la langue, des mœurs, des images de notre terre et de ses rivages, de la littérature et de tant d'autres trésors…

 

 

Fabuleux héritage qui valut à la France d'être longtemps admirée de la planète entière.

Si les hasards de la naissance et de la vie nous ont permis d'être ou de devenir Français et d'être aussi richement dotés, soyons-en dignes et sachons en tirer profit.

Il ne s'agit pas d'enfouir notre héritage sous terre, comme dans la parabole des talents (1), mais de le faire fructifier et grandir à l'imitation des générations qui nous ont précédés.

Il ne s'agit pas non plus que les nouveaux citoyens venus d'ailleurs soient tenus en lisière de cet héritage, mais au contraire fermement encouragés à se l'approprier."


Avant les grandes vagues d'immigration du XXe siècle, Ernest RENAN a prononcé quelques mots définitifs sur les deux substances qui constituent un peuple :

 

 "L'une est la possession en commun d'un riche legs de souvenirs."

 

"L'autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l'héritage qu'on a reçu indivis. (Nous ne sommes pas venus sur terre tout nus !)

 Avoir des gloires communes dans le passé, une volonté commune dans le présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà les conditions essentielles pour être un peuple."                               

                           (Qu'est-ce qu'une nation ? Ernest RENAN en 1882)

 


Nous avons besoin d'apprendre notre Histoire, hélas tant malmenée actuellement, car elle peut nous dire ce qu'il y a d'essentiel et de vital sur nous mêmes. 
Il n'est pas nécessaire de préciser combien dans ce journal nous avons toujours cherché dans l'histoire de nos familles ce que ceux qui sont Morts pour que vive la France avaient laissé comme message à leurs enfants orphelins. 
C'est la fidélité à ce message qui justifie notre existence depuis 1927 ! 

 

Jean Desmarès 

 
Rédacteur en chef adjoint 

Président honoraire de la Fédération Nationale

 

(1) voir ci-après

 

Parabole des talents (Matthieu 25.14-30)

 

14 Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens.

15 Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit.

16 Aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla, les fit valoir, et il gagna cinq autres talents.

17 De même, celui qui avait reçu les deux talents en gagna deux autres.

18 Celui qui n’en avait reçu qu’un alla faire un creux dans la terre, et cacha l’argent de son maître.

19 Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint, et leur fit rendre compte.

20 Celui qui avait reçu les cinq talents s’approcha, en apportant cinq autres talents, et il dit: Seigneur, tu m’as remis cinq talents; voici, j’en ai gagné cinq autres.

21 Son maître lui dit : C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître.

22 Celui qui avait reçu les deux talents s’approcha aussi, et il dit : Seigneur, tu m’as remis deux talents; voici, j’en ai gagné deux autres.

23 Son maître lui dit : C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître.

24 Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite, et il dit : Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné ;

25 J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre; voici, prends ce qui est à toi.

26 Son maître lui répondit: Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que j’amasse où je n’ai pas vanné;

27 il te fallait donc remettre mon argent aux banquiers, et, à mon retour, j’aurais retiré ce qui est à moi avec un intérêt.

28 Otez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents.

29 Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.

30 Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.