Références           "Dictionnaire historique de la France sous l'occupation, -Tallandier-"      

     - isbn : 2-235-02234-0-    

  

 

Hommage aux Résistants des années terribles de 1939 à 1944

Ils ont traversé la seconde guerre mondiale en subissant les brimades sévères du régime de Vichy et les menaces mortelles de l’occupant allemand. Ils étaient plus jeunes que nos pères et certains bien plus anciens. Ils se sont couverts de gloire par des actions spectaculaires ou en résistant efficacement dans l’ombre pendant des années.

  Comme pour nos pères et nos mères « Morts pour la France », la République leur doit une reconnaissance éternelle.  

Si des hommes de formation militaire ont échappé à bien des traquenards, d’autres de formation classique ou sans formation sont tombés dans les pièges tendus par l’occupant et ont perdu la vie.

 

Par contre, certains personnages très célèbres de l’après-guerre ont parfois joué un rôle dans la Résistance tardivement… parfois très tardivement !

  

Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) que tous les Français de notre génération connaissent. Ce capitaine blessé en 40 et fait prisonnier, s’évade et traverse le pays en bicyclette. Il embrasse sa famille et rejoint le général de Gaulle à Londres. A Koufra (Lybie), il fera le serment de libérer la France jusqu’à Strasbourg où il arrivera le premier au petit matin du 23 novembre 1944, en réveillant les occupants sidérés, après avoir percé les défenses allemandes dans les Vosges la veille et effectué une chevauchée nocturne de plus de 100 km. En janvier 45, il est en désaccord avec de Lattre sur les choix tactiques et demande à être replacé sous commandement américain, ce qu’il obtient. Ce Général servira la France et de Gaulle sans relâche jusqu’à sa fin tragique dans un accident d’avion le 28 novembre 1947. La France lui fera des obsèques nationales.
Titres et décorations : Compagnon de la libération le 6 mars 41 Elevé à la dignité de maréchal de France à titre posthume par vote de l’Assemblée nationale le 22 juin 52 à l’unanimité.

  

Maurice Schumann (1911-1998) est journaliste à l’agence Havas. Alsacien d’origine bourgeoise, juive et alsacienne, il fait ses humanités dans les meilleures écoles de la République. Avant 39, chose surprenante, il milite dans la démocratie chrétienne. Il écrit des articles dans la revue Sept, propriété des Dominicains chère au Père Maydieu sous un pseudonyme : « André Sinobre » tout de même… Il en signe également dans la revue qui lui succède « Temps présent » créée avec des capitaux privés après le sabordage de « Sept » par le Vatican. Cette revue a pour abonné très actif un certain Charles de Gaulle. C’est là que Schumann a fait la connaissance de François Mauriac, Stanislas Fumet, Jean Paulhan, Jacques Maritain etc…. Engagé volontaire en 39, il est fait prisonnier. Il s’évade et réussit l’exploit d’embarquer à Saint-Jean-de-Luz le 21 juin 40 pour rejoindre dès juin de Gaulle à Londres et devient désormais son porte-parole officiel. De Gaulle en fait son protégé. Maurice Schumann intervient à la BBC à la chronique « Honneur et Patrie ». Finalement en 1942 il se convertit à la religion catholique. A cette occasion de Gaulle eût la formule demeurée célèbre : « Cela fera un chrétien de plus mais cela ne fera pas un juif en moins ». Il s’engage dans la 2ème DB et accueille de Gaulle à Bayeux le 14 juin 44. Plusieurs fois ministre sous la 4ème République, il renoue avec le gaullisme en 65. Il est de nouveau ministre de 67 à 73.
Titres et décorations : Membre de l’Académie Française, Compagnon de la Libération.

 

 

Maurice Thorez (1900-1964)
Secrétaire général du PCF (1) en 1939, il est mobilisé, comme nos pères, le 3 septembre et rejoint son unité. Le 2 octobre « il se rend en URSS » via Stockholm et Riga. Thorez est donc condamné, par contumace, le 28 novembre 39 à six ans de prison pour désertion en temps de guerre puis déchu de la nationalité française le 17 février 40... En 42 sa compagne Jeannette V. et leurs enfants le rejoignent dans l’Oural. A la libération de la France, le GPRF (2) formé par de Gaulle négocie son retour et sa grâce contre la dissolution des milices communistes : Mission réussie ! L’entrée de Maurice Thorez au nouveau gouvernement fin novembre 44 assurera également une paix sociale sans grève. Sources – Philippe Robrieux, Maurice Thorez, Ed Fayard, 1975
Observations : Il me semble que déserter en temps de guerre n’est pas le fait d’un citoyen exemplaire !

 


André Malraux (1901-1976) est certainement le personnage historique dont la réputation est la plus contestée. Par son engagement dans la guerre civile espagnole il est déjà célèbre. Mobilisé en 39, en 40 il est à Provins. Il est fait prisonnier et réussit à s’évader. Il s’installe à Hyères. Puis « il se retire à Saint-Jean-Cap Ferrat, écrit et éconduit tous ceux qui l’approchent pour l’entraîner dans la Résistance. » «  Il faudra l’arrestation en mars 44 de son frère Roland  pour le décider à entrer dans la RésistanceIl se retrouve dans le maquis de la Dordogne sous le pseudonyme de Colonel Berger». Le 22 juillet 44 fait prisonnier par les Allemands, « il est conduit, blessé, à la prison Saint-Michel de Toulouse d’où il est libéré par le départ des Allemands ». « Il se retrouve à la tête de la brigade Alsace-Lorraine pour la fin de la guerre ». – Sources Professeur Michèle COINTET - Université de Tours –

En 44 il devient ministre de l’Information du GPRF. Au retour aux affaires de de Gaulle en 58, il sera ministre de la Culture. De Gaulle le considérait comme le meilleur écrivain français de son temps, après François Mauriac toutefois, précisa-t-il un jour !

 

 

Albert Camus (1913-1960)
Orphelin de guerre, Albert Camus très pauvre est logé à Alger par son oncle boucher pour suivre des études à l’université. Atteint par la tuberculose il ne peut devenir professeur. Il devient journaliste à Alger d’abord en 38, puis à Clermont-Ferrand en juin 40. A l’automne 43 il participe aux feuilles clandestines dont Combat et aux Cahiers de la Libération. A la Libération il devient le directeur du journal Combat. En 1945, un sérieux différent l’oppose à François Mauriac sur l’ampleur à donner à l’épuration : en 1946, il se rabiboche avec lui et implore à son tour la grâce de Rebatet. Après la guerre, la gloire littéraire est au rendez-vous. Aujourd’hui Albert Camus est l’écrivain français le plus lu et de loin à travers le monde. Les Japonais en particulier lui vouent une véritable reconnaissance : Il avait été le seul à protester violemment contre l’utilisation de la bombe atomique en août 1945.
Titres et décorations : En 1958, il obtient le prix Nobel de Littérature. Dans son discours de réception, il n’oubliera pas de remercier son instituteur M. Germain, « sans qui rien n’aurait été possible ».

 

 

 

François Mauriac (1885-1970)
Issu de la grande bourgeoisie bordelaise et landaise de l’industrie du bois, orphelin de père à moins de 2 ans, il est élevé par sa mère et sa grand-mère. A 22 ans, tel Rastignac, il gagne Paris pour préparer l’école des Chartes, ce qu’il abandonne rapidement et commence une carrière d’écrivain encouragé par Maurice Barrès. Dans un foyer de la rue Vaugirard tenue par les F. Maristes, il échange quelques violentes diatribes avec d’autres étudiants de tendance Action française. Réformé pendant la guerre 14-18, il s’engage dans les services de la Croix Rouge. Il est affecté en Grèce à Salonique. Il en revient encore plus malade.
A Paris il reprend ses activités de journaliste et d’écrivain et intervient aussi dans la revue « Sept » puis « Temps Présent ». Il est rapidement devenu un écrivain renommé. Il a fait la connaissance d'un patron de presse très influent Pierre Brisson. Momentanément atteint d’un cancer des cordes vocales, il réussit à se faire élire à l’Académie française en prêtant à penser qu’il est condamné à court terme !
Pendant ces années de l’entre-deux guerres il échange déjà des controverses célèbres avec les journalistes qu’il dénonce comme de mauvaise foi, les accusant surtout de tromper leurs lecteurs. Sa perspicacité est couronnée de succès quand il annonce, le premier, les atrocités de la Guerre civile en Espagne 36-39 et les génocides commis par Mussolini en Ethiopie en 35-36. Il essaye, en vain, d’obtenir la condamnation de Franco par le Pape. Il fait campagne violemment contre la candidature de Charles Maurras à l’Académie française, sans succès.
Dès octobre 40 ses livres sont interdits. Pendant la guerre, Il est sollicité : « le père Maydieu le visite et Maurice Schumann l’interpelle à la BBC. Au début de 42, il participe au premier numéro des Lettres Françaises Clandestines et bientôt au Comité national". Il donne aux Editions de Minuit, sous le nom de Forez (3), « Le Cahier Noir » qui stigmatise la servitude de l’Etat français et promet au peuple liberté et justice ». – Sources Professeur Michèle COINTET - Université de Tours - A l’été 44, il reçoit des menaces de mort de la Milice et se cache à Vémars, au nord de Paris, dans la maison de son épouse qui permet la surveillance de la route venant de Paris et la fuite dans la forêt à la moindre alerte ! Fin août 44, son fils Claude Mauriac est envoyé par Pierre Brisson pour qu’il rédige la première une du Figaro qui vient d’être libéré qui précise en ces termes :

«… nous l’avons reconnue enfin cette République de nos pères, nous avons eu foi en sa résurrection … ».

Fin août 44, Claude Mauriac, secrétaire du Général, vient le chercher à Vémars. Il est convoqué par de Gaulle pour repenser l’Académie Française : ils analysent ensemble la nouvelle organisation et les sanctions qui seront prises : probablement exclusion de Charles Maurras, de Abel Bonnard (surnommé « Gestapette ») etc. - Sources - François Mauriac par Jean Lacouturre – Ed Seuil -

En 1945, sans rancune pour les anciens et féroces collabos condamnés à mort, il organise des pétitions pour demander leur grâce : Béraud, Brasillach et Maurras. Il sera surnommé le « Saint-François-des-assises ». Pendant toute l’après-guerre il pourchasse par sa plume féroce les mensonges de ses confrères peu scrupuleux : Pierre Brisson son ami depuis des décennies le soutien sans défaillir car les attaques sont violentes. Réconcilié rapidement en 45 avec Albert Camus, il restera un adversaire toujours vigilant et critique des écrits de Jean-Paul Sartre. Dans les années 53, il est le seul à dénoncer les déclarations mensongères du pouvoir à propos des révoltes marocaines stoppées, hélas ! dans un bain de sang. Il stigmatise la destitution du Sultan du Maroc et la nomination du Pacha de Marrakech car ses actions sont téléguidées par les industriels qui exploitent une main d’œuvre marocaine misérable : il organise des conférences à Paris avec des témoins français au-dessus de tout soupçon. En 58, dans le drame algérien, il prend finalement parti pour général de Gaulle et sera même l’objet d’une tentative d’attentat à la bombe par l’OAS. Le Général le fera élever à la dignité de Grand-croix de la Légion d’Honneur contre l’avis des membres de la Chancellerie et aussi de Guy Mollet : le général a rudement fait savoir que sa décision était irrévocable. Le 19 mars 60, lors de la remise de la décoration à l’Elysée, de Gaulle après la formule sacramentelle rajoutera mezza vocce :  « C’est un hommage que la France se fait à elle-même. »

Titres et décorations : 1952 – Prix Nobel de littérature, 1960 – Grand-croix de la Légion d’Honneur


 

 


Jean Paulhan (1884-1968)
Ecrivain et directeur de la prestigieuse revue NRF (4) depuis 1920. « Très tôt entré dans la Résistance, il participe à « Résistance » le bulletin clandestin publié en décembre 40 par le comité national de salut public plus connu sous le nom de groupe du musée de l’homme. » « C’est chez lui, rue des arènes, que sont ronéotypés les derniers numéros de la feuille clandestine. Cofondateur, en 42, du Comité national des écrivains et des Lettres françaises, rédacteur aux Cahiers de Libération en 43, sous le pseudonyme de Juste, Paulhan joue un rôle important aux éditions de minuit. » « Il quitte avec grand bruit le Comité national des écrivains en 1946. » Sources – Professeur Christian Delporte - Université de Versailles St Quentin – Arrêté en mai 41 par l’occupant, il est libéré grâce à l’intervention de Drieu La Rochelle : ils étaient restés bons amis. Paulhan était l’ami de Mauriac : habitant pas très loin l’un de l’autre, ils avaient convenu d’un système d’alerte par affichage d’une couleur particulière à leur fenêtre. Au moindre danger putatif, ils se retrouvaient à un lieu de rendez-vous et passaient la nuit hors de leurs appartements respectifs.

 

 

Quels hommes étonnants que ces écrivains et journalistes Albert Camus, François Mauriac et Jean Paulhan !

 


Simone de Beauvoir (1908-1986)
Le couple Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre se forme en 28 à l’Ecole Normale Supérieure : en 43 elle enseigne au Lycée Camille-Sée lui, a trouvé un poste d’enseignant à Paris en 41. La vie du couple ne correspond pas aux standards de l’époque. A la suite d’une plainte pour incitation de mineure à la débauche, Simone de Beauvoir est relevée de ses fonctions le 17 juin 43 ; le ministre ne touche pas à Sartre. Réintégrée en juillet 45 elle n’enseignera cependant plus jamais. Il semble qu’aucune activité de résistance envers l’occupant n’est à inscrire à son actif. – Sources Professeur Michèle COINTET- Université de Tours –

Jean-Paul Sartre (1905-1980)
Professeur de philosophie après son agrégation à Normal-Sup, il enseigne à Rouen puis à Paris. Il est mobilisé en 39. Fait prisonnier en juin 40, comme 1.850.000 soldats, il aurait dû rester au stalag jusqu’en 45. En fait, il est libéré en mars 41 ! Il peut alors se consacrer à l’écriture de quelques pièces de théâtre à Paris sous l’occupation… « Sartre s’engage tardivement dans l’activité résistante rédigeant des articles pour l’Ecran français, organe des comités du cinéma du « Front national », annexé aux lettres françaises à partir de mars 1944 et pour Combat clandestin ». Sources – Professeur Christian Delporte - Université de Versailles St Quentin - Cette adhésion tardive ne l’empêchera pas de prendre une part active à la direction du Comité national des écrivains qui se charge d’organiser l’épuration des écrivains indésirables après la Libération. Après guerre, Jean-Paul Sartre, chantre pro soviétique acharné, devient rapidement l’écrivain français le plus connu aux quatre coins de la planète. C’est aussi l’écrivain français le plus célèbre dans les pays socialistes. Régulièrement il est l’invité du pouvoir à Moscou où il est reçu tel un chef d’état important avec sa femme Simone de Beauvoir. Grâce aux ventes très importantes de ses livres, Sartre est devenu multimillionnaire en dollars et mène une vie de très riche bourgeois bohème plutôt que celle d’un prolétaire. Tous les étés, le couple fréquente les milieux les plus huppés de la Riviera italienne : quel destin étonnant pour Sartre très attaché à la « dictature du prolétariat de Moscou ». Après 1945, le couple Sartre-de Beauvoir retrouve donc ses vieilles habitudes de « la rive gauche ». Il refuse le Prix Nobel de Littérature en 1964. Ce camouflet pour les Suédois aura pour conséquences que le jury du prix Nobel évitera, jusqu’en 1985, de choisir un écrivain français !

 

 

René Duchez a réalisé le vol du document certainement le plus important de la guerre. Il vit à Caen, le 7 mai 42, peintre en bâtiment, il est dans le bureau de l’organisation Todt pour proposer divers échantillons de papier peint au commandant. Ce dernier s’absente plusieurs fois, dépose des documents sur son bureau et Duchez en profite pour subtiliser une carte et la cache derrière une glace. Il obtient le marché en baissant ses prix et pendant les travaux récupère la carte qui est un document très important qui indique toutes les défenses de la côte normande de Cherbourg à Honfleur. Cette carte où figurent les blockhaus, les réseaux de barbelés, les nids de mitrailleuses, les champs de mines, est remise à un agent du réseau Confrérie Notre-Dame et parviendra ainsi à Londres. « René Duchez poursuit sa carrière dans le réseau « Centurie », sa femme, chargée de liaison, est déportée et rapatriée en 1945 ». - Sources Professeur Michèle COINTET- Université de Tours – 

 

 

 

Michel Riquet (1898-1993)
Dans les années 20, son père tenait salon à Paris où il recevait Maurras (5) et ses hommes liges de l’après première guerre mondiale. Mais le jeune séminariste n’en a cure, il a choisi la Société des Jésuites… Sous l’occupation, il « est au centre de divers réseaux de Résistance : comité médical de la Résistance, « Combat » et réseau « Comète » qui se charge de l’évasion des aviateurs anglais. Il est arrêté le 17 janvier 44. » « Le P. Riquet était depuis 1938 actif à la Ligue contre l’antisémitisme. » – Sources Professeur Michèle COINTET- Université de Tours - Après guerre, il prononce le sermon très médiatisé des conférences de carême de Notre-Dame. Il fait des tournées de conférences en Amérique latine. Dans les années soixante, il devient en quelque sorte l’éminence grise du Vatican à Paris probablement avec le Pape Jean XXIII qui a bien connu le microcosme parisien de l’après-guerre et sous Jean-Paul VI. 

Vers 1977, grâce à un ami très cher qui connaissait mon statut d’orphelin de guerre et mes origines cultuelles, j’ai eu l’immense privilège d’écouter Michel Riquet à l’une de ses conférences privées à Paris. Soirée inoubliable, une ovation debout chaleureuse et particulièrement respectueuse salua son discours. Il raconta sa vie avant de répondre aux questions des invités : cette soirée était organisée par un de ses vieux amis de la FNDIR, Marcel Cerbu, c'est-à-dire un de ses amis de déportation de Mauthausen ou de Dachau : des communistes, des résistants syndicalistes, des résistants de toutes les sensibilités religieuses, des prêtres et aussi des militaires de tous les pays. Il était l’ami d’Edmond Michelet qui l’accueillit à Dachau en lui offrant un Pullover et qui, une fois ministre lui remit la Légion d’honneur.

Sacré Bonhomme que le Père Riquet ! 

 

Jacques Monbeig-Andrrieu

 

Références           "Dictionnaire historique de la France sous l'occupation, -Tallandier-"      

     - isbn : 2-235-02234-0-    

o-o-o-o-o-o-o-

(1) PCF – Parti communiste français

(2) GPRF – Gouvernement provisoire de la République française dirigé par de Gaulle de août 44 au printemps 46.

(3) Son éditeur, Gallimard, le persuade de modifier certaines expressions ou tournures de phases qui permettraient aux Allemands de le reconnaître !

(4) NRF ou Nouvelle Revue Française. Elle a été fondée en 1909, sous la direction de Jacques Rivière elle est devenue la référence littéraire prestigieuse à laquelle tout écrivain veut participer. En juin 40 Jean Paulhan suspend la publication. L’occupant confie alors la direction de la revue à Drieu la Rochelle : cependant ce dernier n’avait-il pas écrit à propos de la NRF : « amas de juifs, de pédérastes, de surréalistes timides, de pions francs-maçons ». Il obtient la collaboration de quelques écrivains célèbres qui se retirent rapidement ; ne restent que les collaborationnistes les plus connus et les fascistes les plus médiocres. La revue est sabordée dès juin 43. Drieu la Rochelle se suicidera le 15 mars 45. Epilogue : en 53 Jean Paulhan reprendra le flambeau de la NRF. Sources Professeur Christian Delporte - Université de Versailles St Quentin –

(5) Charles Maurras a fondé Action française en 1900 qui préconise rien moins que le rétablissement de la Monarchie et la suppression du régime républicain. Le pape Pie XI a condamné sa doctrine religieuse en 1926

-o-o-o-o-o-o-o-