Chers amis,

 Je veux évoquer devant vous l'Histoire de la France dont, à mon avis, on ne parle pas assez à notre jeunesse…

 

Dans la chaîne des temps marchent les hommes sur leur chemin. A la fois descendants et ancêtres, ils ne peuvent exister par eux-mêmes sans avoir rien reçu et leur existence prend un sens dans la transmission aux générations suivantes.

Ainsi, l'âme des peuples, forgée au long des ans, provient du fond des âges et se perpétue de siècle en siècle, de talents en talents.

Les légendes, l'Histoire – surtout l'Histoire –  ainsi que l'art et la philosophie permettent de suivre la naissance, le développement, l'épanouissement puis la décadence des civilisations.

    

(C) Jacques Monbeig-Andrieu

Le masque dit « d’Agamemnon », tombe no V, cercle A, Mycènes, or, 16e siècle av.  J.-C.. Musée d’Athènes

 

   
(C) Jacques Monbeig-Andrieu

Les cariatides - Acropole d'Athènes -

 

   
(C) Jacques Monbeig-Andrieu

Portrait d'Auguste (27 avant JC). Cette époque correspond à l’apogée de l'empire romain (musée d'Athènes)

 

Alexandrie, Athènes, Rome 

virent les talents les plus brillants, les intelligences les plus fécondes développer des sociétés qui éclairèrent le monde et firent progresser l'humanité !

Mais à chaque fois, loi inéluctable, vint le déclin.                                                                                                                  

                                                                 

L'Histoire, chers amis, est la source inépuisable des exemples proposés aux générations à venir. Elle est le ciment des nations et plus encore, le creuset où se fonde l'avenir du Monde !

 

Au long des siècles notre vieux pays s'est souvent interrogé sur sa route, a remis en cause, comme aujourd'hui, des notions qui paraissaient intangibles, a douté de son destin, a gaspillé son énergie dans des querelles insipides de clans ou de partis.

N'oublions pas que la France fut une terre d'invasion, lieu de passage entre les riches plaines du nord et le bassin méditerranéen.

Elle a, depuis Clovis, traversé quinze siècles et bien des vicissitudes en maintenant son identité et son unité.

 

(C) Jacques Monbeig-Andrieu

Notre Dame de Paris : au 19ème siècle, Violet le Duc sauva la cathédrale qui menaçait ruine !

Terre des Cathédrales, des philosophes, terre des libertés et 

de tous les courages, tel est notre pays dont l'Histoire, avec ses périodes sombres et lumineuses, reste néanmoins exemplaire pour tous ceux qui cherchent plus de paix et plus de justice

C'est notre Histoire qui a nourri le peuple de France, cimenté les esprits pour mieux vivre ensemble… et parfois illuminé le monde.

C'est notre Histoire qui commençait – souvenez-vous -  par "Nos ancêtres les Gaulois…"  et que l'on apprenait à tous les écoliers même s'ils étaient originaires du Sénégal ou du Maroc, d'Italie ou de Pologne…

Tous ils apprenaient la France qui devait son unité à nos Rois, nos Empereurs et nos Présidents…

Oui, ils apprenaient la France, en parlant notre belle langue et en découvrant l'orthographe, la grammaire et le cacul auprès de leurs maîtres !

Alors, ils devenaient petit à petit Français et adoptaient notre manière de vivre en gardant précieusement ce qu'ils avaient amenés avec eux comme souvenir de leur passé.

Aujourd'hui, attachés comme nous le sommes aux traditions, nous constatons avec regret que l'Histoire n'est plus considérée comme une matière majeure dans nos écoles : l'abandon de la chronologie historique où les évènements s'enchaînent avec leurs causes et leurs conséquences ne permet plus de donner des racines à de nombreux écoliers. Le niveau des examens s'est adapté à la volonté démagogique d'arriver à plus de 85% de reçu au baccalauréat…  en oubliant les bienfaits des études techniques et de l'apprentissage aux métiers manuels !  

Nous n'avons pas su exiger d'une partie de notre jeunesse et de leurs familles arrivées parfois de si loin pour vivre en France, qu'ils adoptent notre culture en plus de celle de leur pays d'origine et qu'ils respectent les codes de la nation qui les accueillaient… Il est nécessaire aujourd'hui de poser les bonnes questions et de réformer l'enseignement.

Ceci est un grave échec pour la France et a provoqué cette apparition de communautés diverses, de petites minorités agissantes et parfois si violentes.

Il est vrai que les difficultés actuelles, comme le chômage, sont des facteurs aggravants qui pèsent sur l'unité nationale. 

Nous, orphelins de guerre, nous n'avons rien oublié de notre jeunesse et nous avons un message à porter vers ces communautés et ces minorités… c'est celui-ci :

En ces temps difficiles pour notre pays, "l'important est d'aimer la France"  dans cette Europe qui souffre et qui se cherche…

Les Fils des Tués de France, ouvriers de la paix depuis 1927, messagers de ceux qui ont tout donné pour elle, témoins du passé pour l'avenir, ne peuvent que s'associer à l'espoir, qui se lèvera un jour, de voir l'Europe en paix tenir enfin sa place dans le concert des grandes nations.

 

Jean Desmarès

Rédacteur en chef adjoint

Président honoraire de la Fédération Nationale