DEUXIÈME GUERRE MONDIALE 

Sur les ruines de la Patrie 

 

  

 

 

"Ô citoyens, dans les cailloux du chemin, ce que vous jetez à la face de l'ennemi, c'est la PATRIE"

 Victor HUGO

 

70 ans sont passés sur la France meurtrie… C'était en 1944, le 10 juin, à quelques vingt

kilomètres de Limoges.

ORADOUR-sur GLANE, deux mille habitants : le 11 juin il n'en restait que ruines noircies

et cadavres calcinés ou massacrés !

Le 10 juin, vers 14 heures, les allemands ont obligé tous les habitants à se rassembler

sur la place du pays, sur le champ de foire.

Il fut annoncé par un interprète qu'un commandant allemand avait été assassiné à quelques kilomètres d'Oradour…

Sous le prétexte qu'un dépôt de munitions existerait dans la ville, le carnage commença.

Les hommes, emmenés dans les granges furent mitraillés et ensuite les granges furent incendiées.

Les femmes et les enfants, rassemblés dans l'église furent brûlés vifs.

Le sang versé par ces hommes, ces femmes, ces enfants innocents, témoigne de l'horreur de la guerre et de ce qu'elle peut enfanter d'atroce dans l'esprit des hommes !

Aujourd'hui, à côté d'Oradour sacrifiée, immobile à jamais, une nouvelle ville est née qui porte depuis 70 ans les espoirs et l'avenir de la cité martyre.

Ainsi est la France, souvent meurtrie mais toujours renaissante.

Pour chaque vie d'homme fauchée par la guerre, un autre homme doit se lever et faire revivre l'ombre disparue.

Pour chaque foyer détruit une autre maison doit être construite.

Pour chaque injure une parole pacifique doit s'élever.

C'est ainsi qu'Oradour et tant d'autres villes dévastées, détruites par la guerre partout dans notre monde si cruel, doivent retrouver un jour vie et foi dans l'avenir.

C'est ainsi que pour chaque "Mort pour la France" il s'est trouvé souvent un fils ou une fille pour construire un foyer… et notre Souvenir, chers amis, chers lecteurs si fidèles à ce journal, est toujours si vivant malgré les années qui passent.

Le monde nouveau a changé, les moeurs changent… mais la mémoire de ces sombres années demeure !

Nous aurons en juin prochain, lors de notre Congrès national les 13 et 14 juin à Royan-

Saint Georges de Didonne, une pensée pour les victimes innocentes d'Oradour… car si nous avons pardonné, nous n'avons rien oublié des horreurs de la guerre !

 

Dans cette France qui souvent n'existe hélas que dans l'immédiaté du temps présent, qui oublie souvent le Passé et se préoccupe peu de l'Avenir, notre voix est faible dans le concert des nations mais existe par votre engagement et par ce Journal des Orphelins de Guerre qui porte notre message !

Nous sommes, avec heureusement beaucoup d'autres, des "témoins" qui jetons, comme l'a si bien dit Antoine de Saint Exupéry, des passerelles…

Ainsi nous participons au maintien du Souvenir des Morts pour la France pour, qu'après nous, l'Histoire des hommes garde la mémoire du sacrifice de nos Pères.

 

Jean Desmarès

Président honoraire de la Fédération Nationale